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AKEBUTERIEN BRO BREIZH

Georges Cadoudal

, (1771-1804), est une figure georges Cadoudal  emblématique de la chouannerie. Son nom est aussi synonyme en Bretagne de la résistance, jusqu’au martyre, au jacobinisme parisien. Son charisme et son intransigeance en font un personnage important de la contre-révolution soutenu indéfectiblement par sa conviction religieuse et la cause royale.


En 1793 peu après l'exécution du Louis XVI à Paris la levée en masse est décrétée par la Convention. Il faut défendre les frontières de l'EST contre les armées d'Europe. Dans l'Ouest, en Bretagne, en Vendée les nouvelles lois sur la conscription sont mal acceptées par la population. Cadoudal comme beaucoup d'autres refuse de se soumettre et commence alors son engagement dans la lutte contre les révolutionnaires et ce nouvel ordre imposé.
Il rejoint la grande armée  catholique et royale de Vendée ; il s'y fit rapidement remarqué par sa force et son intelligence. Il se battera jusqu'à la défaite de l'armée vendéenne à Savenay le 23 décembre 1793. Au grade de capitaine de cavalerie, il échappe au désastre et se replie en Bretagne, dans le Morbihan,et y organise la résistance.
Arrêté une première fois il s'évade du château de Brest il rejoint les insurgés du Morbihan. Il est promu chef de légion.
                                  
Il organise l'insurrection de la ville de Brest qui échoue. Il est à nouveau arrêté avec sa famille le 30 juin 1794 ; sa mère décède lors de la détention. Lors de sa seconde évasion il entre en clandestinité et est blessé lors d'un combat à Florange (Lorraine).
En 1795 Georges Cadoudal prend le commandement des Chouans du Morbihan. Au printemps 1795 il refuse le cessé-le-feu conclu entre les chefs royalistes et révolutionnaires et continue seul le combat.
En juin de cette même année, 14 000 chouans se rassemblent près de Quiberon et le 26 juin 5 000 royalistes émigrés débarquent en baie de Carnac. Ces royalistes très mal commandés hésite à progresser rapidement dans les terres. Le Général républicain Hoche à tout le temps pour organiser sa défense devant Vannes ou les royalistes sont stoppés. Cadoudal furieux contre l'incompétence des chefs royalistes organise la retraite des chouans. En août il est promu major général. A la fin de 1795 il reprend Sarzeau puis Locminé en avril 1796 mais en juin son armée est en infériorité numérique face Hoche. La paix est signée le 16 juin 1796 et le chef chouan se consacre au relèvement du pays vannetais en désarment les bandes armées incontrôlées.
Le 4 septembre 1797, le Directoire succède à la convention révolutionnaire, et Georges Cadoudal reprend le combat ; nommé commandant en chef de la Bretagne par Louis XVIII, il est traqué par les bleus. Il reprend Sarzeau mais alors qu'il s'apprête à rentrer dans Vannes, son action est stoppée par le coup d'état de Bonaparte, en novembre 1799.
Le premier consul l'invite à Paris pour conclure une paix définitive. Bonaparte désireux de voir Cadoudal se rallier à lui, lui promet grade, rente et distinction. L'entrevue échoue et le chef chouan gagne l'Angleterre pour y poursuivre le combat.
Il est promu lieutenant général des armées du roi De retour sur le continent, Cadoudal est impliqué dans l'attentat de la rue Nicaise (une bombe explose au passage du cortège de Bonaparte qui se rendait à l'opéra de Paris). Le premier consul échappe à la mort mais l'attentat fait 22 morts et une centaine de blessés.
Encerclé en Bretagne, Georges Cadoudal se soumet au premier consul mais refuse l'offre une rente et le grade de général. Il retourne en Angleterre.
En août 1803 il revient en France pour organiser l'enlèvement de Bonaparte. Le complot échoue. Cadoudal qui avait refusé de s'associer aux conspirateurs est arrêté et condamné à 2 ans de prison. Le chef des chouans ne renonce pas ! A nouveau arrêté le 25 mars 1804 il est cette fois condamné à mort le 10 juin 1805.
Le 25 juin 1804 Georges Cadoudal et une dizaine de camarades sont amenés à l'échafaud pour y être guillotinés. Durant ses derniers jours il a toujours refusé les offres et la grâce de Bonaparte disant même :
" Ce b.....-là ! Il n'est pas contant de me couper la tête il voudrait encore me déshonorer ! "
Le jour de son exécution il demanda en dernière faveur à l'exécuteur de Paris :
" Je veux être exécuter le premier. C'est à moi à donner à mes camarades l'exemple du courage et de la résignation ; d'ailleurs je ne veux pas que l'un d'eux s'en aille de ce monde avec l'idée que je puisse lui survivre "
Il ajouta même :
" on a mis assez d'insistance à m'offrir une grâce intière pour qu'il ne soit pas possible de me refuser la seule que je sollicite "
 
L'exécuteur de Paris demanda au grand juge par le greffe qui était venu lire l'arrêt et devait dresser le procès-verbal de l'exécution. Ce dernier ne rapporta qu'un refus.
On ne permit pas à celui à qui on avait offert la vie, de choisir le moment de sa mort.
Son corps est livré à la faculté de médecine où son squelette ornera l'amphithéâtre jusqu'à la fin du premier empire.
A la Restauration, ses restes précieusement recueillis seront rendus à la Bretagne et inhumés sur le lieu de sa naissance, dans un mausolée à Kerléano.
      
                
Enfin Georges Cadoudal fût  élevé à titre posthume, à la dignité de maréchal de France et sa descendance fût anoblie.

 Surnom   Georges   Naissance   1er janvier1771
Brech   Décès   25 juin 180433 ans)
Paris   Origine   Français, Breton   Allégeance   Chouan   Arme   cavalerie    Grade   Maréchal de France   Service   1793- 1804   Conflits   Guerre de Vendée
Chouannerie   Commandement   Division d'Auray
Armée catholique et royale du Morbihan
Armée catholique et royale de Bretagne   Faits d’armes   Bataille de Nantes
Siège de Granville
Siège d'Angers
Bataille du Mans
Bataille de Savenay
Bataille de Grand-Champ
Siège de Quiberon
Bataille du pont du Loc'h   Distinctions   Grande Croix de Saint-Louis
anoblissement posthume   Famille   Cadoudal